Notre méthode

L’application d’une géomatique précise et reposant sur une liste exhaustive de documents d’époque (photographies et cartes) est indispensable à la bonne analyse du risque pyrotechnique.

Voici comment BETAREG les construits.

1er étape :

Le collationnement de tous les documents nécessaires à étudier les conséquences des conflits et l’évolution de l’emprise jusqu’à nos jours. En règle générale, ces documents sont :

  • Des cartes d’états-majors pour la guerre de 1870-1871,
  • Les canevas de tir des différents belligérants pour la Première Guerre mondiale,
  • Les photographies des bombardements,
  • Toutes photographies aériennes verticales.

 

 

       2e étape :

Le géoréférencement par géomatique (SIG) de ces documents dans un système de coordonnées défini par le client.

3e étape :

Par interprétation de toutes les photographies disponibles, l’analyse de l’évolution du bâti existant ou ayant existé nous permettra pour les phases suivantes de décrémenter le risque de découverte de munitions.

 

4e étape :

Le recensement de tous les éléments pouvant induire une perturbation magnétique, sera utile principalement lors des opérations de diagnostic. BETAREG se focalise essentiellement sur  :

  • Les anciennes voies de chemin de fer
  • Les réseaux de tranchée et les postes de combat
  • Zones de stockage (exemple : dépotoirs) .

5e étape :

L’analyse de probabilité du risque pyrotechnique, repose sur le recensement de tous les faits de guerre ayant été observés sur l’emprise :

    • Cratères de bombe
    • Bâtiments détruits
    • Tranchées
    • Postes de combat
    • Blockhaus

 

L’interprétation de ces recensements permet de déterminer des zones d’occurrences, dépendant du type et du calibre des munitions tirées ou larguées et de la densité des impacts dans le périmètre de l’emprise. Le risque de découverte de munitions est alors réparti en quatre catégories :

  • Une zone impactée par un ou plusieurs faits générateurs de pollution pyrotechnique est catégorisée en risque fort,
  • La surface à proximité immédiate de faits de pollution mais non impactée correspond à un risque important,
  • Le risque faible correspond à une zone non impactée et à distance modérée de faits de pollution,
  • Le risque minime représente toutes les surfaces de l’emprise non catégorisées précédemment.

Ces zones à risque sont ensuite affinées par l’inventaire du bâti réalisé précédemment.

En conclusion, sur cette emprise prise en exemple, d’une surface totale de 15,5 Ha qui a subit un bombardement aérien durant la Seconde Guerre mondiale, la surface du risque pyrotechnique à prendre en compte ne représente plus de 6.2 Ha, soit une réduction de 60% de la surface initialement étudiée.